Photo prise le 20-9-1943, probablement rue Bosseler, avant d'arriver à la rivière.On y voit une machine (venant de France selon les dires de mon grand-père et de mon père) qui débitait le bois de chauffage et pour les cuisinières à bois de l'époque, ceci contre une modeste rémunération. Cette machine faisait le tour des villages pour travailler à façon pour les habitants.

 

Il y a trois hommes portant casquette et travaillant, ce sont les propriétaires et manutentionnaires de la machine. L'homme de gauche portant aussi une casquette et en pantoufles, est un Aubangeois.A l'extrême gauche, avec chapeau et moustache, mon grand-père Anatole Conrardy (1877-1967), qui assura, outre son métier de machiniste aux usines de Rodange et Mont St Martin, diverses tâches communales dont celle de crieur public à Aubange (le dernier).Ceci p.ex. Pour annoncer les ventes publiques et notariales pour le notaire Henrion.L'homme portant chapeau et manteau est un Aubangeois, se nommant Reyter si je me souviens bien des dires de mon père.

 

 

   Photo prise lors de l'hiver 1941-42 Elle a été prise depuis la Grand Rue (actuellement rue du Village), face à l'ancienne Boucherie Hansel et en visant vers le carrefour des routes allant à gauche vers la gare d'Aubange et la frontière française, et à droite vers Messancy. A droite du personnage pris en photo, on voit la maison familiale de Charles Diederich - Claire Gillet et de Léonie Diederich (célibataire, soeur de Charles). Nous sommes à l'entrée de la rue Bosseler au n° 3. Maison hélas transformée après le décès de Charles Diederich, en appartements.

 

 l y a deux choses à remarquer sur cette photo, outre le fait que la neige ne manquait pas :D'abord, juste à droite du personnage et attenant à la maison en question, il y a une sorte de chapelle ou oratoire et un petit bâtiment annexe. Cette construction a disparu (juste après la guerre je pense), rendant ainsi plus large l'accès au carrefour. A cet endroit se trouve actuellement un rond point.Ensuite, à gauche du personnage, contre le bâtiment, se trouve la guérite d'une sentinelle de l'armée allemande occupant Aubange.Quant au personnage central de la photo, il s'agit de Julia Conrardy, célibataire, habitant avec ses parents Grand'rue n° 6. Elle décèdera à Aubange, environ un an après la prise de cette photo, happée par un train en gare d'Aubange le 14 oct.1942, âgée de 29 ans.

 

 

Le 6 janvier 1967 (Aubange) montre le même endroit, l'angle de prise de vue est légèrement différent. Le pignon à gauche sur la photo est celui de la boucherie Hansel.  Le muret recouvert de neige à l'avant plan, est celui du jardin de la maison familiale Anatole Conrardy - Marie Schanen  (1877 -1967 et 1880 - 1968 respectivement).       

 

 

La photo n'est pas de très bonne qualité car le négatif ne fait que 8mm x 11 mm (appareil Minox, dit espion) et le temps était couvert.

On n'y voit plus l'oratoire à gauche de la maison du n° 3 rue Bosseler, de même que la guérite allemande bien entendu

 

 

A gauche : façade de la maison familiale (démolie vers 1968) Conrardy – Schaenen  et au fond : pignon de l’ancienne boucherie Hansel . La maison portait le n° 6 , Grand’ Rue (actuellement rue du Village). Cette maison faisait face à la rue Bosseler et à l’ Ecole tenue par les soeurs.

 

Historique maison familiale Conrardy - Schanen.

 

La propriété consistait en une maison d’habitation avec grange et écuries, remise et jardin, d’une contenance de douze ares treize centiares.

L’origine de la construction m’est inconnue.

En 1885, son propriétaire Nicolas Hansel la vend à Moïse Bonhomme dit Moïse Nathan, marchand de bestiaux.

 

Moïse Bonhomme la vend en 1902 à Jean Schanen, ouvrier d’usine, qui l’occupe avec son épouse Marguerite Hentges et leurs filles Marie ( 1880 – 1968 )

et Mathilde ( ? – 1918 ).

 

Marie Schanen épouse Anatole Conrardy de Messancy ( 1877 – 1967 ) ils auront trois enfants, Louis Joseph Camille ( 1910 – 1982 ), Albertine Mathilde Julia ( 1913 – 1942 ) et Albert Lucien Conrardy ( 1916 – 2002 ); ils occuperont la maison en compagnie de Mathilde Schanen.

 

Albert Conrardy épouse Marie Jean et auront deux enfants Lucienne ( 1947 ) et Jean-Pol ( 1948 ), ils habiteront aussi la maison durant quelques années avant de déménager vers Bruxelles.

 

Anatole Conrardy et son épouse Marie Schanen habiteront l’immeuble jusqu’à leur décès respectivement en 1967 et 1968.

 

Environ un an plus tard, l’immeuble et ses dépendances sera vendu et démoli, pour faire place actuellement à un parking et une pharmacie.

 

 

 La photo prise en juillet 1991. Voici une photo permettant de se raccrocher au livre " 1914 - 1918 " de Léon Delchavée, pp. 52-53, où l'auteur parle des prisonniers russes et italiens morts en 1918 de la grippe espagnole et dont les tombes sont (étaient) dans le cimetière d'Aubange.

 

Ces tombes se trouvaient alignées derrière le monument aux morts d'Aubangeois résistants 40-45, monument qui existe toujours.Les tombes des soldats russes et italiens (et polonais si ma mémoire est bonne, malgré que l'auteur n'en parle pas) ont été enlevées début des années ' 90 je crois.