Cette photo représente la station-service à ses débuts dans la Grand-rue d’Athus. On y voit mon père et son frère y travailler tous les deux.

Sur cette photo-ci, on voit ma mère.  Il ne s’agit pas des mêmes pompes que sur la photoprécédente. On se situe à des époques différentes. Les volets étaient tout blancs.

 

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Le cliché suivant montre mon père en train de changer les pompes, en plein travail.

Et sur cette photo-ci, on se trouve à l’intérieur de la station-service

Mon grand-père, qui possédait un magasin de vélos au n° 64 de la rue de Rodange, avait déjà ouvert celui-ci en 1940. La station-service a été construite en 1950. Le terrain était loué au dentiste Nothomb. Il y avait un accord entre mon grand-père et ce dernier.. A l’époque, Esso obligeait les pompistes qui vendaient son essence  à faire également du « service », c’est-à-dire demander  aux clients de regonfler leurs pneus, regarder aux batteries, à l’huile. On est tous habillé en blanc pour le dimanche.

Esso organisait  alors un concours du meilleur service. Pendant plusieurs années, ma famille a gagné ce concours. Un article à notre propos amême été publié aux États-Unis.

Sur cette photo, on peut voir ma mère à Anvers lors de la remise du prix. Le prix était toujours remis à une femme.

Les citernes ont été enlevées par  Monsieur Scalcon qui avait demandé à pouvoir les récupérer. Il y avait deux stations-service  à Athus : la nôtre se trouvait à la rue de Rodange et la seconde était située à l’ancien garage de Monsieur Doyen. Notre station-service était la plus ancienne, l’autre ayant été construite des années plus tard.Si je me souviens bien, sauf erreur de ma part, cette seconde pompe était une « Caltex ».On avait aussi une pompe à bras pour les vélomoteurs pour les mélanges. C’est mon père qui en était gérant.

Celle-ci se trouvait au niveau de l’ancienne bijouterie Deboulle. Par la suite, cette pompe à bras, qui se trouvait en bordure de trottoir, a dû être retirée car trop dangereuse. C’est Esso qui l’avait placée. A noter que le jour où mon père a ouvert la station-service,Gand rue d’Athus, il s’était ouvert deux stations-service dans la Province du Luxembourg. La deuxième s’est ouverte à Martelange.  C’était également une Esso.

Les pompes à essence ont changé trois fois. Au final, c’est resté Esso. On vendait des pneus Atlas, de l’huile, des essuie-glaces, des extincteurs. On lavait également les voitures, intérieur et extérieur : on passait l’aspirateur, on faisait les poussières, on lavait les vitres et le coffre, on frottait les voitures à la peau de chamois, on frottait le flanc blanc des pneus. Cela coûtait 60 francs belges. On était deux à faire ce travail. On faisait cela le samedi. Tout était fait à la main et cela nous prenait beaucoup de temps. Les clients venaient de loin pour faire laver leur voiture. Ils venaient d’Arlon, mais de France également car l’essence coûtait moins chère en Belgique. Ils venaient avec leurs 2 et 4 chevaux. Il y avait aussi de grosses voitures américaines. Les Français étaient souvent en restriction d’essence.  C’est pourquoi, ils venaient toujours faire le plein en Belgique. Parfois, il y avait la queue jusqu’au feu rouge