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La grippe "espagnole" frappe la Belgique (1918-1919)

 

 

Des soldats, Russes et Italiens, à Aubange

 

Comprendre la  grippe espagnole de 1918 : une nécessité  pour ne plus jamais connaître un drame similaire.

 

 

 

 

 

 

Voici l'histoire grippe espagnole.

La grippe de 1918, aussi connue sous le nom de « grippe espagnole », est due à une souche (H1N1[1],[2]) particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s'est répandue en pandémie de 1918 à 1919. Cette pandémie a fait 50 millions de morts selon l'Institut Pasteur, et jusqu'à 100 millions selon certaines réévaluations récentes. Elle serait la pandémie la plus mortelle de l'histoire dans un laps de temps aussi court, devant les 34 millions de morts (estimation) de la peste noire.

 

 

  

 

 

  L’épidémie de grippe qui dévasta le monde (sauf l’Australie qui fut épargnée grâce à des mesures de quarantaine très strictes) en 1918 et 1919 fit deux à trois fois plus de victimes que la Grande Guerre. L’épidémie se propagea en trois phases : la première en avril 1918. La grippe fit à cette époque son apparition dans les camps de soldats surpeuplés de la côte d’Opale. Ce premier épisode de grippe ne fit que très peu de victimes contrairement au deuxième assaut de la grippe qui survint en septembre 1918. Cette épidémie, à la grande mortalité, cessa à la fin de l’année mais c’était se réjouir trop tôt car une troisième attaque du virus, elle aussi très meurtrière survint en février 1919.

       Pour connaître le virus meurtrier plusieurs tentatives furent effectuées en vue de retrouver des échantillons de tissus humains contenant encore le virus. Hultin en 1950 préleva en Alaska des échantillons de tissus pulmonaires chez  des Inuits décédés de la grippe en 18. Ces prélèvements ne révélèrent rien. En 1997, il retourna en Alaska et put prélever à la Mission Brevig, dans le nord de l’Alaska des fragments d’une femme baptisée Lucy et qui furent envoyés à Washington. Cette fois, l’échantillon prélevé contenait des particules de virus. La troisième tentative fut effectuée en 1998 par le professeur Kisty Duncan professeur dans les universités de Windsor et de Toronto. Au Spitzberg, elle découvre grâce à un historien, Kjell Mork, l’emplacement des tombes de sept mineurs morts de la grippe en 1918. Ces sept mineurs étaient en fait sept jeunes pêcheurs et fermiers norvégiens âgés de 18 à 25 ans  qui espéraient se faire un peu d’argent en allant travailler dans les mines de charbon. Ils s’embarquent sur le Forsete, le dernier bateau qui pu cette année là emprunter l’océan Arctique avant la prise des eaux par les glaces. Hélas, ils sont atteints par la grippe et à peine arrivés sont hospitalisés puis décèdent. Ole Kristoffersen, Magnus Gabrielsen, Hans Hansen, Tormod Albrigtsen, Johan Bjerk, William Henry Richardsen et Kristian Hansen sont morts et enterrés en catastrophe à faible profondeur dans le petit cimetière de Longyearbyen. Kirsty et son équipe parviendront à extraire de cinq des corps des échantillons anatomopathologiques (cerveau, poumons, reins). Les échantillons malheureusement ne montreront pas trace du virus, sans doute parce que les corps n’avaient pas été enterrés en profondeur et qu’ils avaient donc subis trop de dégradations suite aux nombreux dégels. 

 

Des soldats, Russes  et Italiens, à Aubange

Quand, à la veille de l'armistice, la grippe espagnole sévit dans nos régions, le camp fut décimé en quelques jours par cette terrible maladie qui y trouva un aliment de choix.

Les vingt neuf croix alignées au cimetière attestent l'ampleur de cette hécatombe. J'ai pu recueillir, dans le livre des défunts de la paroisse, les noms de quatorze de ces martyrs, deux Russes et douze Italiens, tous décédés entre le 10 et le 16 Octobre.

Cette épidémie meurtrière fit également des victimes  parmi la population  aubangeoise  ou  l'on eut à déplorer cinq décès

En cinq jours : le 24 Octobre :      Arquin . Félicie     64 ans

                                                   Pierrard ,  lrma      28 ans

 

Le 25 Octobre : Muller Madeleine                            10 ans

                          Servais' Marcelle                              2 ans

Le 29 Octobre :  Rolliri Georges                                 7 jours

 

Ministère  de  l'inrieur  Sépultures  Militaires  1, rue de Louvain , 1000 BRUXELLES

 

Messieurs

 

Au cimetière d’Aubanqe (en 1918)

 

 

Suite è votre lettre du 14 juillet dernier, j’ai  honneur de  vous faire connaitre le nom des militaires soviétiques  inhumés  sur  le  territoire de  la commune.

 

SIFULGALIJEW  

Galandtin

 en  1882

LEPESKI

Stépan

 en  1882

DEMENKOW

Nikita

 en  1895

KORELO

Wasili

 en  1888

MLJCHAMETZIANOW

GaGabdulbarer bTeodordulbarer

 en  1889

SACHAROW

Teodor

 en   1894

KITE ROG   

Teodor

 en  1879

FILOCHA

Woizich

 en   1888

PITILiMOW

Andrej

 en   1886

DIEkUSCHTIN

Nikolaj

 en   1879

MIRONIUK

Anton

 en   1881

BOLSCHAKOW

Nikolaj

 en  1892

Cinq croix ne Portent plus d'indication

CICHON

Jacob

 en  1882

STURZA

Iwan

 en  1882

ISCHMERSAN

Axsurin

 en  1895

OLESIUK

Iwan

 en  1888

HALIMOW

Havon

 en  1889

Au cimetière d'Athus

KOSATChUENKD  

Maxime

 en 1878  décédé le 7.8.1916

GRENIENKO

Grégori

 Né  en 1878 décédé le 18.8.1916

         

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