Histoire de Guerlange

 

Petit village niché sur une colline visible de fort loin, certains érudits pensent qu'il y a pu jouer, dans l'obscurité du haut Moyen-Age, le rôle de paroisse primitive. La chapelle de Kues  ou Notre-Dame au Chêne perdue dans les bois sert encore de lieu de pèlerinage.

D'ailleurs, il faut rappeler que la paroisse de Guerlange englobe aussi le village de Longeau, section de la commune de Messancy. Même si elle a l'air paisible et retirée, cette petite entité tint avec la ferme-château de Noedelange au XVe siècle un rôle clef dans toute l'histoire régionale.

De fait, les seigneurs qui l'occupaient avaient des droits dans la plupart des villages environnants : Athus, Clémency... La famille qui donna son nom à ce château apparaît dans les documents dès 1310. Par la suite, Noedelange passa notamment aux familles   d'Outscheid, de Gondesdorf, de Lontzen, de Reiffenberg et de Bessay. Dans une optique historico-politique plus large, Guerlange partagea son sort entre la prévôté de Longwy et le duché de Luxembourg.

 

L'importance relative de la localité trouve son expression dans la richesse encore apparente de l'ancienne église dont quelques éléments gothiques ont été inclus dans la chapelle du cimetière (oculus, tabernacle, gisant de Catherine de Schiffeldingen.)

Que l'on songe aussi au mobilier dont une chaire sculptée par J.G. Scholtus de Bastogne, transféré dans la nouvelle église construite en 1857. Du reste, le nombre et la qualité des stèles conservées dans le cimetière témoignent effectivement d'une richesse ancienne (nombreuses croix des XVIIe et XVIIIe siècles).

Nous l'avons vu, l’histoire de l'endroit se confond en grande partie avec celle de ses seigneurs et notamment le fameux Junker Dietz (Henri-Charles de Bessay (1705 -1776), chasseur maudit dont le fantôme hante encore les nuits de tempête.

Depuis la période française, Guerlange dépendait de Messancy. C'est lors de la fusion des communes en 1977 que le village a été détaché de son entité d'origine. Depuis le début des années septante, le charme du site et sa contiguïté avec Athus, lui ont valu une expansion importante.

Aujourd’hui, la surface bâtie s'étend presque sans interruption jusqu'au home lorrain athusien..