La restauration de la chapelle 

 

 Rachecourt est un village du Sud Luxembourg d’environ 550 habitants et depuis longtemps à majorité ouvrière. Dans ce contexte, le village a connu, depuis l’après guerre surtout, un processus de modernisation ou bien souvent le patrimoine ancien était rejeté comme forme témoignant l’arriération à laquelle on voulait échapper. Cela explique qu’il reste au village relativement peu de bâtiments anciens conservés selon leur architecture rurale traditionnelle.

             Parmi eux, il est une petite chapelle des environs de 1700, jusqu’à présent propriété d’une vieille famille rachecourtoise , les Badoux, mais dont tous les villageois considèrent l’importance dans la mémoire collective de Rachecourt.

             Cette chapelle qui termine la rue de l’Atre avant le moulin supporte mal l’absence d’entretien.

 Elle a été antérieurement menacée par la prolongation de la route depuis l’après guerre. Mais la commune fusionnée d’Aubange a adopté en 1985, un Plan Particulier d’Aménagement approuvé au début 86 par le Ministre Liénard qui consacre la destination des terrains jouxtant la chapelle vers le Nord en lotissement communal à vocation sociale prévoyant un tracé de voirie qui préserve l’emplacement de la chapelle. Les travaux de viabilisation sont terminés et ce nouveau quartier est prêt à accueillir des habitants.

             Tous les Rachecourtois se rendaient compte dès lors que, soit la chapelle devait être rénovée rapidement, soit il n’y aurait bientôt plus rien à rénover ...

             Quelques membres du syndicat d’initiative s’en sont individuellement émus en 1985. Puis la démarche est devenue collective: la chapelle étant propriété privée, les deux dernières héritières de la famille Badoux se sont déclarées d’accord à en faire donation à la fabrique d’église de Rachecourt qui considère de son devoir de préserver ce lieu de ferveur populaire et d’être dépositaire pour la collectivité de ce bien restauré par la collectivité. De leur côté de nombreux (pré) pensionnés (de la sidérurgie surtout) se sont portés volontaires dans le cadre du syndicat d’initiative pour réaliser bénévolement les travaux de rénovation qu’imposait l’état de ruine de la chapelle. Le projet et les travaux de restauration ont été suivis par un villageois architecte, au même titre de bénévolat que tous. Les recherches historiques ont été menées  par le Curé de la Paroisse.

Cette brochure a été publiée par le Syndicat d’initiative de Rachecourt