L’histoire de l’Etoile sportive Aubange commence au cours de la saison 1926-1927,

Quand un grand sportif ancien champion cycliste Lespagnard Georges entouré d’un groupe d’amis créa le club au maillot bleu et parement blanc, culotte noire et qui plus tard devait devenir l’actuelle R.E.S.A. Le local choisi fut le café de la douane à la frontière et le patron de celui-ci Muller François accepta la présidence avec comme secrétaire Schartz Alfred. Dans le noyau de cette équipe figuraient notamment : Lespagnard  Georges les frères Frésing René  Camille Roger  Etienne , les deux frères Wonner Théo et Dominique à qui viendrait se joindre plus tard un autre frère Marcel , ainsi que Constant comme membre du comité Lasseron Henri , Peschony Henri , qui fut le premier accidenté grave du nouveau club , ayant eu une jambe brisée lors d’un match contre St Donat Arlon, Silori Benjamin, Picard Léon, Bonmarin Cyrille Hotton Camille , Servais Raymond, les frères Noel Désiré Edouard et Albert , et de jeunes joueurs qui n’avaient jamais pratiqué et qui formeraient l’équipe réserve, car à cette époque il n’était pas question d’équipe d’âge . Le premier terrain se trouvait au bout de la rue Nizet le long de la partie du bois exista encore à l’heure actuelle, la particularité de ce terrain était que le gardien de but placé du côté de la route n’apercevait l’autre gardien qu’à partir de la ceinture à cause de la configuration du terrain. Après une saison censurée à la mise en route du club avec de nombreux clubs en formation dans la région, l’E.S.A s’affilia à l’union Belge en 1928 et commença son premier championnat. Après quelques saisons plusieurs jeunes joueurs commencèrent à poindre et à assurer la relève de plusieurs titulaires qui ayant commencé leur carrière fort tard , laissèrent leur place à cette relève parmi laquelle l’on remarquait Paché Louis , Baille René , Friob Léon , Lambot Olivier, Schmit Roger , Jacquet René , Nicolas Valentin, Hardy Maurice, Félicien Goedert, Muller Adelin  , puis ce fut la monter en deuxième provinciale .Entre temps le club avait trouvé un nouveau terrain un peu plus valable derrière la maison Kintzinger Raymond à l’endroit de la route qui va rejoindre l’autoroute , le local fut transféré au café Hotton Lucien et après la démission du premier président Muller François , ce fut Jean-Pierre Schmit qui tenait une quincaillerie à l’emplacement de l’actuel établissement Olimar , qui prit la présidence  avec de nouveaux membres du comité, Hotton Lucien , les frères Termagnes Armand et Marcel, Désiré Goedert Wonner Constant . Les déplacements étaient assurés en camionnette bâchée pour l’équipe première par Monsieur Bozet d’Athus et par Monsieur Kelsser Germain pour la réserve, il faudra attendre 1937-1938 pour les premiers déplacements en car avec Monsieur Dacremont de St Léger. Il me faut aussi parler des conditions dans lesquelles les joueurs se trouvaient pour pouvoir jouer : 20 francs d’assurance par an ,5 francs de cotisation par mois et 5 francs par déplacement à payer avant de monter dans la camionnette. Tout l’équipement souliers compris à charge du joueur. Pour la première fois quand le club est monté en provinciale les joueurs ont touché une paire bas, une culotte et un maillot pour jouer le match de barrage pour le titre de champion provinciale contre Marche au terrain du Beau Site à Arlon : match perdu 3-1 a la suite du décès du président Jean-Pierre Schmit , ce fut Eppe Victor boulanger à la gare qui prit la succession et le local fut transféré au café Eppe à la gare . A ce moment le club eut un nouveau terrain près de la gare et pour la première fois un vestiaire qui consistait en un wagon désinfecté de la S.N.C.B  et cela fut presque une petite révolution, car il y avait de l’eau chaude pendant l’hiver, eau chauffer par un petit cubilot à charbon qui nous faisait pleurer mais nous réchauffait. Il faut signaler que suite à la  démission du secrétaire Schartz Alfred c’est le toujours dévoué Georges Lespagnard qui prit en main le secrétariat et la trésorerie du club et cela pour de longues années, il faut ici rendre un hommage particulier à ce grand sportif sans qui le club n’aurait pas survécu , car il était vraiment l’âme du club , car en plus de ses fonctions il s’occupait du vestiaire , des ballons , traçage du terrain , des filets , des entrées , et je me souviens d’un match de provinciale contre Bomal il avait fait 17 entrées payantes ce qui faisait de lui le plus malheureux des hommes . A coté des joueurs et comit ???, il faut parler de cette poignée de supporters inconditionnels aujourd’hui presque tous disparus : Jean Bach, Nestor Valentin, Florent Colas, René Reyter et sa femme Eugénie, Armand T ??? , Muller, Cordonnier etc.… qui tant sur notre terrain qu’à l’étranger étaient toujours présents pour défendre leurs joueurs et les encourager. Il faut savoir que contrairement à d’autres équipes voisines nous étions livrés à nous mêmes sans entraîneurs, mais cela était remplacé par notre camaraderie et notre volonté de vaincre. Pour notre monter en provinciale gagnée sans défaite sauf un contre Larmorteau et qui fut gagné sur tapis vert par 5-0 pour fraude de l’équipe adverse alignant des joueurs français. Le noyau de notre équipe à ce moment était composé de : Silori Benjamin, Muller Adelin , Friob Léon , Duspeaux Jules, de Ma ???, Wonner Théo , Dominique et Marcel, Hardy Maurice , Servais Raymond, Reding Arthur, Margue Joy, Bonmarin , Schmit Roger, Lambot Olivier , Muller Albert, Baille René , puis sortirent du rang des réserves des jeunes joueurs qui allaient faire les beaux jours du club Silori guéri , Friob Pierrot, Eppe René . Ceci est en gros un résumé de cette époque héroïque aujourd’hui oubliée, mais que nous voudrions nous les quelques anciens restes de cette époque, que les jeunes s’inspirent de cette volonté de vaincre et de notre camaraderie qui régnait parmi nous.

   Je m’excuse pour l’un ou l’autre oubli de personnes ou de faits relatifs à cette époque ce résumé étant fait de mémoire sans aucune archive et je laisse le soin à un plus jeune de continuer ce récit à partir de cette époque du club.

   Certains joueurs de l’époque avaient une cote qui dépassait la moyenne. En 1936, Théo Wonner et Arthur Reding quitteront le club d’Aubange, le premier défendait avec autorité les couleurs de la jeunesse Arlonnaise et par la suite de par ses fonctions professionnelles fut cédé au S.R.U Verviers. Quant à Athus Reding, après avoir évolué à la jeunesse d’Athus, il émigra vers Andenne pour revenir finalement à son club d’origine.

   En 1947, on vit passer dans l’équipe promotionnaire de la jeunesse d’Athus pour deux saisons Guérino Silori. Par après ce fut Léon Lamock et Norbet Lambot qui passèrent chez les Metallos.

   Jeannot Wonner le fils de Constant, neveu de Dominique, Théo et Marcel fut cédé à Tilleur qui par la suite fit les beaux jours de la Montagnarde.

   Bruno Silori fils de Benjamin et neveu de Guérino passa une saison à la jeunesse Arlonnaise qui évoluait à l’époque en division III.

   André Lambin frère de Maurice fut transféré à la Chiers de Rodange (Grand-duché de Luxembourg).

   Depuis sa fondation, on a vu succéder en qualité de président de la R.C.S Aubangeoise :

      a)      – de 1928 à 1930. Monsieur Muller François

b)      – de 1930 au 15 juin 1935 Monsieur Schmit J-L

c)      – de 1935 à 1950 Monsieur Eppe Victor

d)     – de 1950 à  Monsieur Ledent Max

e)      – de Monsieur Hubert Jean-Marie